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Anniversaire

Qu’est ce que je pourrai bien vous raconter cette semaine ? Ah oui !…je viens d’avoir 44 ans.

Et bien, je le vis bien ! Si si, je vous assure, la quarantaine, je continue à baigner dedans comme dans un bain moussant, parfumé à la fleur d’oranger, entourée de bougies, sur un fond de Franck Sinatra…je me régale !

Je me sens à ma place et je ne compte pas en bouger. C’est vrai, j’ai attendu 2 fois 20 ans (tiens, dit comme ça, ça donne un autre effet…faut que je me méfie des formules que j’utilise, ça pourrait me jouer des tours…), pour être en phase avec moi même, je compte bien en profiter un petit peu.

Et puis, c’est ce qu’on dit, l’âge c’est dans la tête. Les années, ce sont des chiffres, des rides, mais à l’intérieur on fait ce que l’on veut ; tordus comme on est, on a la capacité de dilater le temps ou de le rétrécir, c’est une question de point de vue.

Moi par exemple, en ce moment je ne vois que des femmes de 60 à 80 ans, à la télévision, sur internet, autour de moi…resplendissantes, cheveux blancs ou pas, avec leurs rides, et sans une seule trace de bistouri à l’horizon. Et bien de mon point de vue, je me dis qu’il me reste de la marge avant d’être défraîchie ! C’est dans la tête.

Attention, je ne suis pas naïve, je sais que les 45 ans vont me faire basculer de l’autre côté…je le sais parce que jusqu’à la semaine dernière, ça fait deux ans que je dis que j’ai 43 ans, donc, je n’ai pas peur de la cinquantaine…mais si je peux la reculer un peu, ça m’arrange, c’est encore une question de point de vue !

Je sais également, que si je veux m’arrêter à 43 ans, dans la tête, je peux. Il faut juste ne pas oublier les exercices de musculation, abdo/fessier et bras/poitrine, sinon, n’importe quel miroir pourrait bien me remettre les chiffres dans l’ordre !

Ce qui peut me ramener à la réalité, sans miroir…c’est la transformation des mes enfants.

J’ai bien essayé de leur mettre une cagoule sur la tête, avec une photo d’eux qui datait d’il y a trois ans, mais quand j’ai essayé de l’accrocher sur la tête de mon fils, j’ai dû lever les bras…et il a refusé en bloc de marcher à genoux, pour retrouver la taille qui satisfaisait mon inconscient de 43 ans. Il m’a dépassé, il a les pieds plus grands que ceux de son père, et quand il parle, on dirait Stallone ! Je ne pourrai pas me voiler la face bien longtemps, il devient un homme.

Quelque part à l’intérieur de lui, il y a mon petit garçon, mon fragile, désordonné, et si sensible petit garçon. Mais il est en train de faire de tout ça une force, et je n’ai plus peur pour lui. De toute façon, je peux encore lui demander de ranger sa chambre, il sera toujours aussi bordélique que sa mère, et j’ai même pas peur de me prendre une pointure 42 en retour, je cours plus vite que lui !

C’est mon fils, c’est mon amour, je l’aime tant.

Ma fille a quatre ans de moins, j’ai un peu de marge. Quoique la maturité féminine se fait connaître un peu plus tôt; physiquement, elle ne change pas trop, mais intellectuellement, elle me fait peur parfois ! Ou alors c’est moi qui suis au ralenti. Cette enfant calcul plus vite que la machine de la caissière, l’argent qu’elle doit me rendre…moi, il faut déjà que je me concentre pour donner les bons billets, alors vous pensez bien, que le rendu de la monnaie, j’attends que ce soit l’écran de la caisse qui me l’annonce. C’est mon pense bête : j’ai essayé toutes sortes d’agendas, les grands, les petits, les électroniques, avec ou sans alarmes…rien n’y fait ! Alors qu’ il fallait simplement attendre 10 ans, et utiliser le cerveau de ma petite puce. En plus c’est facile, il suffit juste de lui parler, elle enregistre tout, et elle ressort tout au bon moment, même pas besoin de lire la notice .

Ma fille, j’ai juste à la regarder pour voir encore la petite fille qu’il y a en elle. L’innocence est encore présente…dommage qu’elle attaque le collège l’année prochaine, tout a une fin !

Ma fille c’est mon bébé, mon trésors.

C’est vrai que l’on voudrait parfois, retenir le temps, surtout quand vous vous levez un matin, et qu’à la place du petit blondinet qui occupe la chambre du premier étage, il y a un grand dégingandé, dont les pieds dépassent du lit, et à qui le nez qui sort de la couverture, vous indique, qu’il n’échappera pas à son patrimoine génétique…le pauvre !

Oui, des fois, on aimerait ralentir le temps, mais sa constance est indiscutable.

Pourtant, il y a une solution, toute simple et très logique, il faudrait arrêter de courir. Faire des pauses de temps en temps et regarder. Regarder la vie, regarder les autres, et s’en abreuver, s’en délecter. Est ce que nous le faisons pour autant, je ne crois pas . Faut il attendre qu’il nous arrive quelque chose, pour nous y mettre, je ne crois pas non plus.

Je pense avoir trouvé quelques astuces : les massages du soir, qui ont remplacé la petite histoire, faire la cuisine ensemble, un peu plus souvent. On en trouvera d’autres.

Je vous embrasse.

Virginie.

Par Virginie

Auteur du blog d'écriture ohlesfillesfr.fr, de contes pour enfants, de pièces de théâtre et de romans jeunesse.

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